Aberri Eguna - 01/04/2010
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En cette veille de l’Aberri Eguna 2010, nous qui constituons le Comité exécutif d’Udalbiltza®, nous voulons vous faire partager quelques réflexions.
Il y a à peine un an que le PSOE occupe la Présidence du Gouvernement de Gasteiz, avec l’aide indispensable du PP pour le maintenir. Cela fait un an que l’un gouverne et que l’autre surveille le Pouvoir. « En appliquant la stratégie de l’Etat », ils avaient réussi à s’approprier la majorité des sièges du Parlement Basque (Eusko Legebiltzarra). Et avec ça, ils commencèrent « la mise en place des changements ». En ce moment, nous avons entendu beaucoup de belles paroles ; entre autre la défense de la démocratie et des valeurs qui lui sont propre. Pour ce qui est de voir, nous avons bien vu en quoi consiste l’action du gouvernement : une gestion de la crise économique on ne peut plus mauvaise d’une part, parce qu’ils pratiquent essentiellement l’augmentation de la dette, maintenant dans notre Communauté à l’image de ce qu’a fait l’Etat. D’autre part, alors qu’ils disent le contraire, ils mettent en place une politique tout à fait identitaire. Oui identitaire : une politique espagnole. Ils essaient dans leurs déclarations respectives de vendre l’idée de la citoyenneté. Sous prétexte de citoyenneté, leur but est de mettre de côté le concept politique de Peuple. Ils offensent les mots en essayant d’inventer des contradictions là où elles n’existent pas : depuis quand ne sommes-nous pas citoyens, nous qui composons Euskal Herria ? Voila la fausse et illusoire politique des socialistes : le peuple antonyme de la nation citoyenne.
Ce n’est pas en vain qu’ils avaient accommodé la loi favorisant les forces constitutionnalistes pour arriver à leur volonté de pouvoir. Ce n’est pas en vain qu’ils ont empêché le droit pour une représentation politique des citoyens basques, en mettant hors des élections mille camarades. L’action entreprise en 2001 contre le Lehendakari Ibarretxe a bien été « perfectionnée » et a donné son résultat il y a un an. En réalisant l’indispensable valorisation de ce qui est arrivé cette dernière année, nous avons devant nous cette « normalisation » que PP-PSOE, ensemble, veulent imposer à ce Peuple. Après avoir rejeté la majorité abertzale de la Communauté Autonome et en assimilant de plus en plus notre réalité socio-économique à celle de l’Etat Espagnol. En plus, ils avouent qu’il leur faudra du temps pour arriver à leur but, et le chemin pour réussir cela passe par un arrangement de la loi sur les partis qui met en danger la démocratie. Cette loi, ils l’amènent avec un nouveau « perfectionnement ».
S’il y a eu mille raisons offertes aux pouvoirs de l’Espagne par ETA, devant les mouvements qui ont lieu entre la droite et la gauche espagnole, personne ne peut nier que les habitants basques en général et le Pays Basque lui-même, ont pour principal ennemi ETA. D’abord tant qu’il ne disparait pas, il frappe la liberté et la vie des personnes. Ensuite il facilite à l’Etat la possibilité de couper court la souveraineté d’Euskadi.
Donc une fois de plus, nous rejetons les actions de ETA et rejetons ETA lui-même.
Nous dénonçons clairement aussi la répression politico-judiciaire dont est victime Euskal Herria ces dernières années. Nous avons des preuves évidentes mais nous devons spécialement dénoncé le procès fait contre le Lehendakari Ibarretxe. Et aussi la négation du droit à décider faite aux habitants de la CAB. Et aussi parmi d’autres attaques, le procès fait à Egunkaria et celui qui sera fait bientôt apparemment aux membres d’Udalbiltza-Kursaal. Où sont les garanties fondamentales d’un soit disant état de droit pour ce qui concerne les droits civils et politiques ?
Jose Antonio Agirre Lekube, premier Président du Gouvernement Basque, est mort il y a 50 ans. En sa mémoire, nombreux sont les hommages et les célébrations qui ont lieu. Nous, représentants d’Udalbiltza®, nous voulons aussi l’honorer. Parce qu’il fut Abertzale. Parce qu’il fut maire. Parce qu’il a mené le témoignage de la tradition politique des Mairies Basque, au plus haut. Alors qu’il était maire de Getxo, avec d’autres compagnons, il proclama la République Basque en 1931 : « que la République Basque soit proclamée et acceptée, que sa constitution et ses lois soient développées sans retard, que le droit des peuples à être consultés librement soit reconnu ». Parce qu’il fut élu cette année là, Député aux Cortes, non seulement avec les voix des Bizkaiens, mais aussi par celles des Navarrais. Euskadi, Euskal Herria était dans sa tête et dans son cœur, et il défendit maintes fois notre droit à décider comme peuple, ce droit qui est à nous. Et il affronta la guerre en défense de la démocratie.
L’écho des paroles du Président J.A. Aguirre nous parvient en cet Aberri Eguna 2010 : « Voici la demande que nous faisons : comment ne va-t-on pas nous reconnaître un droit qui est le nôtre ? un droit qui n’est ni à la majorité ni à la minorité, mais qui est objectif, un droit qui est au dessus de tous les intérêts particuliers. Un droit essentiel, substantiel : la liberté, le droit à la liberté de notre peuple. »
C’est cela que nous, qui forma la Comité exécutif d’Udalbiltza®, aujourd’hui en 2010, nous voulons renouveler cette proclamation, ce droit essentiel qui appartient au peuple, le droit à la liberté de notre peuple. Les habitants qui composent les 7 territoires ont ce droit dès qu’ils l’ont décidé de façon libre et démocratique.
GORA EUSKAL HERRIA!
GORA EUSKADI ASKATUTA!
Assemblée Directive d´UDALBILTZA®
Á Euskal Herria, le 4 avril 2009
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