09/01/2009

Pagina de inicio Udalbide
De. À.
  • Imprimer
  • Recommander
  • Réduire le texte
  • Texte normal
  • Agrandir le texte

La fédération des ikastola

Le Jpb Pays Basque / Hezkuntza - 21/01/2006

Image 1 / 1

Seaska a lancé des travaux de construction pour les collèges de Ciboure et St-Just-Ibarre, les anciens locaux étant inadaptés. D'autres écoles ont aussi quitté les préfabriqués ces dernières années même si la loi Falloux ne facilite pas l'aide publique.

Il n’est pas révolu le temps des préfabriqués, trop froids l’hiver, trop chauds l’été, dans lesquels les élèves des ikastola devaient suivre leurs cours à défaut de pouvoir bénéficier de locaux plus fonctionnels. Ces cabanes Algeco sont toutefois en voie de disparition ou presque, puisque ces dernières années Seaska a mis en ¦uvre des moyens importants pour offrir à ses écoles des constructions en dur et des conditions de travail plus favorables pour les élèves et les enseignants.

L’effort gagne aujourd’hui les collèges de la filière d’enseignement en euskara puisqu’à Ciboure comme à Larceveau, deux collèges flambant neufs seront ouverts dans les prochains mois.

Le projet de Ciboure est le plus avancé. Les bâtiments s’élèvent déjà face à la zone artisanale Martinzaharrenia, à la limite d’Urrugne. Auparavant, le collège Piarres Larzabal se situait en ville dans les locaux de l’ancien lycée maritime. Des locaux en très mauvais état qui frôlaient l’inondation à chaque tempête.

Les travaux avancent dans les nouveaux bâtiments et l’aménagement intérieur des locaux est en cours. Les salles spécialisées (comme les classes de technologies, etc.) sont déjà en place et équipées. Le projet suit donc le calendrier prévu par Seaska pour une rentrée dans le nouveau bâtiment en septembre prochain.

Le rythme n’est pas le même en Oztibarre. Une procédure judiciaire sur l’achat du terrain, qui s’est soldée en faveur de Seaska, a retardé le projet. Aujourd’hui, le terrain est acquis, à Larceveau, et le permis de construire a été déposé.

Les futurs bâtiments de Larceveau accueilleront le collège Manex Erdozaintzi-Etxart actuellement situé à St-Just-Ibarre. Le projet prévoit aussi d’abriter le premier degré. Maternelle et élémentaire se trouvent aujourd’hui à Ostabat dans des locaux d’un autre temps. La municipalité qui prête une vieille bâtisse menace d’ailleurs de la reprendre pour en faire des logements. Néanmoins, Seaska n’a pas encore décidé si les constructions du premier et du second degré se feront conjointement. Un conseil des ikastola extraordinaire fixera ce point le 25 février prochain. Les hésitations de la fédération des ikastola viennent du coût élevé à assumer pour une construction des deux édifices en même temps.

Ouvert en septembre 1998 avec 75 élèves, le collège Larzabal de Ciboure, qui draine les étudiants bascophones du Labourd sud, en scolarise aujourd’hui environ 200. Les nouveaux bâtiments auront une capacité de 300 élèves.

A Larceveau, le futur collège pourra recevoir 160 à 180 élèves, venus essentiellement de Basse-Navarre et de Soule.

Seaska dispose d’un troisième collège, (en réalité le premier à avoir vu le jour il y a 20 ans) à Cambo. Ici les locaux appartiennent à Seaska. Enfin, seul un lycée, situé à Bayonne, accueille aujourd’hui les élèves de la filière au delà du brevet.

La construction de locaux neufs pour ses établissements suppose un coût élevé pour Seaska qui ne peut prétendre à des aides publiques à cette fin. En effet la loi Falloux de 1850 empêche que les collectivités locales puissent investir dans de l’immobilier pour les écoles privées. L’Etat veille au grain, procédure judiciaire à l’appui s’il le faut (lire plus loin) pour que les ikastola ne bénéficient pas de subventions publiques pour leurs locaux.

Depuis deux ans, les bénéfices de Herri Urrats, la grande fête des ikastola du Pays Basque nord, servent donc en grande partie à financer ces projets immobiliers. La fédération des ikastola a également reçu une aide de 240000 euros d’Udalbide, la fondation d’Udabiltza PNV-EA.

Mais ces subsides ne suffisant pas, Seaska a par exemple contracté un emprunt de 3,6 millions d’euros, remboursable sur 25 ans pour la construction de Ciboure. L’aménagement intérieur des locaux n’est pas comptabilisé dans ces chiffres et des campagnes auprès de la population seront nécessaires.

Avant la construction des collèges, plusieurs ikastola du premier degré avaient déjà fait peau neuve ces dernières années. En décembre 2003, l’ikastola de Garazi sortait de sa demeure de Lasse pour s’implanter dans le pôle scolaire de St-Jean-Pied-de-Port. Quelques mois plus tôt, en février, Hazparneko Ikastola était devenue Ezkia Ikastola en entrant dans ses locaux flambant neufs. Les élèves labourdins avaient été précédés un an plus tôt par les bas-navarrais d’Amikuze qui avaient définitivement abandonné les illustres préfabriqués pour intégrer une construction nouvelle à quelques mètres de ces derniers. A chaque fois, les écoles avaient dû attendre au moins 25 ans d’existence pour intégrer des bâtiments neufs et faits pour elles.

Dans deux mois, à la rentrée des vacances de Pâques, les élèves de l’ikastola d’Ustaritz auront à leur tour ce privilège. Ils seront hébergés dans des locaux municipaux en voie d’achèvement qui accueilleront aussi le centre de loisirs sans hébergement. L’investissement total s’élève à 900000 euros pour la mairie.

L’ikastola sera ainsi dans un lieu plus propice, près des autres écoles. Cela permettra une synergie avec les autres écoles et aussi des économies d’échelle, sur l’utilisation de la cantine en particulier, se félicite Bernard Auroy, le maire d’Ustaritz.

Toutes les municipalités ne montrent pas la même bonne volonté que celle d’Ustaritz en faveur des ikastola. `Nous faisons le maximum de ce qui nous est possible dans un esprit d’équité, pour que les enfants des trois filières d’enseignement ne soient pas pénalisés´, s’explique Bernard Auroy.

Son homologue de St-Pierre-d’Irube a eu, lui, moins de chance à l’heure d’aider l’ikastola qui se trouve sur sa commune, la dernière née de Seaska. La maternelle Ametza ikastola a ouvert ses portes en janvier 2003. La municipalité avait décidé de prêter un terrain communal pour l’implantation provisoire du préfabriqué mais la délibération fut aussitôt suivie par une requête du préfet devant le tribunal administratif de Pau. Celui-ci annula la décision du conseil municipal par un jugement rendu le 1er avril 2004. Le conseil municipal a décidé de déposer une requête en appel devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux qui n’a pas encore statué.

En mai dernier, Christine Bessonart, maire de St-Pée-sur-Nivelle, avait aussi déclaré que la sous-préfecture lui avait adressé un courrier lui indiquant que la DGE (Dotation Générale d’Equipement, provenant de l’Etat) ne serait pas accordée pour la construction d’un nouveau bâtiment devant abriter le centre de loisirs et l’ikastola de St-Pée-sur-Nivelle. Le projet suit quand même son cours.

Les prochains chantiers de Seaska devraient porter sur les ikastola d’Urrugne et de Bayonne. Les municipalités seront sans doute sollicitées à cette fin.

Jusqu’à présent, le maintien voire le développement du réseau d’enseignement immersif a été permis par l’investissement humain et financier des parents avant tout. L’importante contribution des institutions du Pays Basque sud a également pallié aux insuffisances voire aux absences des pouvoirs publics locaux. La loi Falloux, obstacle mais aussi prétexte, n’aide en rien cette situation. Chercher les moyens d’y faire face ou d’en éviter les sanctions sera l’un des chantiers auquel sera confronté l’Office Public Euskara dans les mois à venir.



La dernière née des ikastola va s’installer à Baigorri

Elle est pourtant l’une des plus importantes bourgades bas-navarraises, située qui plus est dans un territoire très bascophone, mais la commune de Baigorri n’avait toujours pas d’ikastola. Ce sera chose faite dès la rentrée prochaine puisque l’ikastola du canton, implantée à Ossès, va y ouvrir une antenne en septembre.

C’est une façon de développer l’ikastola d’Ossès et, en même temps, de rendre un service de proximité aux habitants, a expliqué Paxkal Indo, parent d’élève à Ortzaizeko Ikastola.

Ossès est en effet assez éloigné de certains villages du canton, de ceux de la vallée des Aldudes notamment. En plus de l’apprentissage de l’euskara et de la mise en ¦uvre de la pédagogie de Seaska, nous devons offrir plus de facilités aux familles, a-t-il déclaré.

A ce jour, un tiers des enfants de la zone Ossès-Arrossa-Bidarray sont scolarisés à l’ikastola alors que pour ceux des alentours de Baigorri, ce taux est beaucoup moins élevé.

Dès septembre, une maternelle de Seaska sera donc ouverte dans la commune. Une douzaine d’inscriptions est déjà assurée. `Il y a une génération de jeunes parents très motivés sur Baigorri. Cela nous conforte´, a indiqué Paxkal Indo.

L’ikastola prendra place dans des locaux privés. `Nous avons contacté la municipalité qui nous a rétorqué qu’il n’y a pas de locaux disponibles et qu’elle ne souhaite pas aider un projet privé´, ont commenté les responsables de l’ikastola.

`Nous n’avons pas de place´ a confirmé le maire Jean-Baptiste Lambert. S’il conçoit que la création d’une nouvelle école peut être un événement positif pour la commune, il craint aussi qu’elle ne `fragilise les autres écoles´.


Urbasan Bagara

UDALBIDE - UDALBILTZA ®
Kale Berria 26-28. 1. esk - 31001 Iruña - Nafarroa   T.+34948203685 | F.+34948227891
         info@udalbide.net   udalbiltza@udalbiltza.eu
udalbide.net©  udalbiltza.eu©