- 05/11/2007
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Plus de 8000 personnes ont foulé les allées de la Ferme Pays Basque installée jusqu’à demain soir à Bayonne.
Udalbide et le gouvernement basque déboursent
L’ouverture de Lurrama a été l’occasion pour certains financeurs de Euskal Herriko Laborantza Ganbara de réaffirmer leur soutien à la chambre agricole basque. Ainsi les responsables d’Udalbide (le fonds de solidarité de l’association des élus PNV et EA des sept provinces) ont signé hier une convention pour accompagner pour la troisième année consécutive les travaux de l’organisme.
"Depuis quelque temps Udalbide finance le monde du travail et Euskal Herriko Laborantza Ganbara occupe une part importante à cet égard", a expliqué Ramuntxo Camblong, élu angloy et responsable labourdin d’Udalbide. Ainsi 50 000 euros seront attribués cette année encore à la chambre basque.
De son côté, le gouvernement autonome basque soutient également Laborantza Ganbara à travers Itsasmendikoi, son agence de développement rural et littoral. Une convention a aussi été signée hier, pour une durée de deux ans et pour un montant qui sera compris entre 150 000 et 175 000 euros.
"Nous voulons apporter une aide technique à Laborantza Ganbara sur des projets qui nous intéressent également", a expliqué Lander Arregi, responsable d’Itsasmendikoi.
Lurrama
C’est désormais un événement très couru. Dès 10h et l’ouverture des grilles, le public se presse pour parcourir les allées de Lurrama, le salon de l’agriculture du Pays Basque. Installée cette année sur le quai Chaho, la Ferme Pays Basque a pris ses aises. L’espace a été agrandi, les animations renforcées, pour que le public se sente plus à l’aise.
A l’aise, les enfants l’étaient dès hier. Déjà très nombreux en milieu de matinée (ils ont constitué 20% des visiteurs en 2006), ils ont pris plaisir à participer aux jeux prévus à leur attention. Bon nombre se sont ainsi munis du questionnaire à remplir en allant interroger divers acteurs du salon.
"Pourquoi il y a du vin rouge, du rosé et du blanc ?", interroge Loïc devant le stand de la Cave des Vignerons d’Irouléguy. Et Xavier Pierre le directeur de jouer le jeu. "Certains raisins sont blancs. Quand on les presse ça donne du vin blanc. D’autres sont noirs, suivant la durée de pressage, ils donnent du vin rouge ou du rosé", répond-il.
Les enfants écoutent mais bien vite ils "veulent voir les poules".
"Ils connaissent assez peu le monde agricole", explique Bernadette Ibarboure, l’une des animatrices du centre aéré Ekibegia d’Ustaritz. Toute la semaine, au centre aéré, Lurrama a été le prétexte à des activités pédagogiques sur l’agriculture. Les enfants sont donc venus avec quelques bagages en la matière.
"Ils veulent voir les animaux certes mais beaucoup veulent aussi goûter les produits. Ils ont par exemple mangé du jambon mais n’avaient aucune idée de comment on le fabriquait, de quelle partie d’animal il était issu, etc.", explique l’animatrice. L’arrêt au stand d’un producteur a eu raison de toutes ces questions.
De même pour les enfants d’un autre centre qui interrogent, par hasard, le stand de BLE (association pour le développement de l’agriculture biologique et durable) sur "pourquoi on trouve des tomates toute l’année". Une question mal lue que Thomas Erguy corrige aussitôt. "On ne trouve de tomates qu’en été quand c’est la saison. On peut en cultiver aussi sous serre. Mais les tomates que vous trouvez toute l’année sur les marchés viennent de très loin, des pays du sud", explique l’animateur.
Les animations de Lurrama n’intéressent pas que les enfants. Le nouveau pôle Environnement et Energies, un peu moins fréquenté mais captant autant les attentions, mérite aussi le détour. On y trouve notamment Jean-Martin Chaparteguy venu louer les mérites de son économiseur d’eau. Le Luzien vend des mousseurs (parties extrêmes des robinets) qui permettent d’utiliser moins d’eau. Avec deux robinets, l’un équipé de manière traditionnelle et l’autre de son système, il montre devant le visiteur que l’une des deux carafes se remplit bien moins vite pour une pression d’eau égale. "Un système de grilles superposées fracasse la goutte d’eau qui a ainsi un pouvoir mouillant plus important. Ainsi un robinet classique fournit 12,5 litres à la minute contre 4,5 litres pour ce système", explique le vendeur. Soit une économie de 60%. "On économise sur l’eau mais aussi sur l’énergie puisque l’on chauffe deux fois moins d’eau à la fois", ajoute Jean-Martin Chaparteguy qui précise au passage qu’il a équipé l’Hôtel du Palais de Biarritz. Le kit de trois mousseurs vaut 30 euros pour une économie promise de 92 euros par personne et par an. Le message passe bien.
Le pôle Environnement fait aussi la promotion du chauffage au bois. Une bruyante déchiqueteuse fabrique trois fois par jour devant les visiteurs des plaquettes de bois pour les chaudières. Ici aussi, des panneaux expliquent les bienfaits du système.
Hier, les élus aussi se pressaient pour participer à l’inauguration de Lurrama. Le succès de l’année passée et l’approche d’échéances électorales favorisent le soutien du plus grand nombre à un événement organisé par Euskal Herriko Laborantza Ganbara, pourtant mis à l’index par certains pouvoirs publics. Toutes les franges abertzale (Jean-Michel Galant, Béatrice Peyrucq, Alain Iriart pour AB, Xabi Larralde pour Batasuna, Aitor Arandia et Ramuntxo Camblong pour le PNB) étaient présentes comme les Verts (Martine Bisauta et Jean Lissar) et les socialistes (Sylviane Allaux et François Maitia ainsi que Béatrice Gendreau, vice-présidente du Conseil régional). A droite, Max Brisson (vice-président UMP du Conseil général) représentait officiellement l’Office Public de la Langue Basque, Jean-René Etchegaray (MoDem) remplaçait le député-maire de Bayonne Jean Grenet (UMP). La conseillère générale Monique Larran-Lange, socialiste ralliée au MoDem, n’en perdait pas non plus une miette. Le monde économique avait également fait le déplacement avec Jean-Marie Berckmans, président de la Chambre de commerce, André Garreta, président de la CGPME ou Denis Brillant, représentant des bouchers-charcutiers du Pays Basque. Le scientifique Jacques Testard, parrain de cette deuxième édition de Lurrama (ci-dessous) suivait aussi le cortège.
Un riche programme attend les visiteurs encore aujourd’hui (voir agenda page 29). Du concours de pintxo de ce matin à la soirée troisième mi-temps de ce soir, il y aura à voir et à goûter dans les travées du salon.
Source: Lejournal
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