Ekonomia / Iparraldea - 30/01/2009
Au centre du procès: la plainte en pénal concernant le nom d'EHLG présentant trop de "ressemblances" avec la Chambre d'Agriculture des Pyrénées Atlantiques. Ces dernières semaines, de nombreuses personnalités ont signé l'Appel de soutien à Laborantza Ganbara.
Les menaces d'interdiction de l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) connaîtront un nouvel épisode ce jeudi 29 février à Bayonne. Le procès contre EHLG débute à 14h00 au Tribunal de Bayonne, après avoir été reporté le 18 septembre 2008. La séance terminera probablement dans la soirée, alors que la sentence est attendue dans quelques semaines.
Au centre du procès: la plainte en pénal concernant le nom d'EHLG présentant trop de "ressemblances" avec la Chambre d'Agriculture des Pyrénées Atlantiques.
Le procès marque le durcissement de l'affrontement entre d'un côté l'Etat français, représenté par le préfet Philippe Rey, et le président de la Chambre d'Agriculture, Jean-Michel Anxolabehere, et de l'autre Mixel Berhocoirigoin, président de l'association EHLG.
En prônant un mode d'agriculture différent, en axant ses actions sur les énergies renouvelables, l'adéquation entre production et développement social du monde paysan et la nécessité d'une structure spécifique au Pays Basque, son Président, Michel Berhocoirigoin, ne s'est guère attiré la sympathie de la Chambre d'Agriculture des Pyrénées Atlantiques.
Rejetant l'idée de la nécessité d'une telle alternative par rapport aux modes actuels de la production et de l'élevage, ses représentants (et notamment Jean-Michel Anxolabehere, son Président) ont dans un premier temps combattu sur le plan des idées ce qu'ils désignaient comme des actes "dépassant la simple considération du monde paysan", regrettant ces manoeuvres faisant "avaler des couleuvres" à des paysans "qui avaient bien de la patience".
Mais cette fois-ci, l'affrontement se durcit avec une plainte en pénal contre Michel Berhocoirigoin pouvant déboucher sur de très fortes amendes, l'interdiction de la structure, et des peines de prison.
Selon le Préfet, le procès ne porterait aucunement sur la liberté associative ou l'expression d'une alternative, mais uniquement sur le nom retenu, présentant trop de "ressemblances" avec la Chambre d'Agriculture de Pau (Euskal Herriko Laborantza Ganbara pouvant se traduire par Chambre d'agriculture du Pays Basque).
Un point de vue que balaie Michel Berhocoirigoin, rappelant que l'Etat et ses représentants restent sourds depuis plus de 10 ans à la revendication d'une Chambre d'Agriculture spécifique au Pays Basque soutenue par la société civile et politique locales, et jugeant qu'à travers ce procès se joue la place d'une liberté d'alternative vis-à-vis des modèles agricoles jugées "inadéquats et irresponsables"
http://www.eitb.com/infos/societe/detail/74814/le-proces-contre-euskal-herriko-laborantza-ganbara-debute-ce-jeudi/
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